Lejardinderoncesdecandy

Les confidences et les divagations d'une amoureuse de l'écriture

Blessure (11/11/2016)

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 11:41

Blessure

 

 

 

Un cœur blessé, une confiance trahie, un espoir déchu…

Des mots tellement communs, répétés, voire lassants…

Il n’y a pas de mot pour expliquer un ressenti,

Cette douleur lanscinante, pernicieuse, incrustrée.

Elle te poursuit, elle te colle à la peau, elle te fait des rappels.

Oublie pas ta douleur, la preuve, on t’a encore causé de la souffrance,

comme avant, comme par habitude.

Après s’être senti délaissé, éconduit, trahis ;

On ne peut plus penser comme avant, ressentir comme avant, vivre comme avant.

Il y a comme une partie de nous qui s’est enfuie pour toujours.

On ne se reconnaît plus , on ne sait plus.

La douleur a laissé place à la peur.

Cette peur viscérale, imaginative et incontrôlable.

Cette peur de souffrir à nouveau, cette peur de se tromper.

Et l’espoir l’accompagne. Lui te dit de rester, d’y croire, de fermer les yeux et te laisser ailler.

Ne pleure pas , demain sera un autre jour. Oublie tes vieux démons, la légèreté de la vie t’attend.

On a beau se concentrer, le travailler, le vouloir de tout son être :

Quand on a aimé à en perdre la raison, quand la naiveté de tes premières expériences ont été salies.

Comme y croire et se trouver jolie. Comment se sentir importante et respectée.

Comment vouloir la meilleur, tout en ayant cette angoisse d’y rencontrer le pire.

Quand on se concentre encore et encore à se dire que tout va bien, « regarde ça… c’est bien »,

Oublie ces mots, oublie cette photos, oublie ces écrits, oublie les tous,

Ferme les yeux, fais lui confiance, l’amour est présent, il est là.

Est-ce lui ? Le vrai ? L’honnête ? Le durable ? L’amour généreux et naturel.

Ou est-ce la peur de la solitude ? L’habitude ? La sécurité ? L’attachement ?

Comment savoir ? Comment être sûre ?

Quand tu vois son visage, en sa présence tu ne doutes de rien,

Et en son absence tu doutes de tout…

Comment sortir de cette impasse, vouloir ne suffit pas, oublier ne suffit pas, que faire ?

Abandonner ? Fuir ? Fermer les yeux ? Ne plus bouger ?

Je suis désolée j’ai si peur, montre moi que je suis la seule, montre moi que je suis ta perle rare,

Ouvre toi à moi, confie moi tes peines, laisse parler ton cœur, nourris notre relation,

s’il te plait j’ai si peur du vide !! J’ai si peur du triste, du fade, du sordide.

Jy crois tellement, tu me montres tellement, mais mon autre moi, défait tout ce qu’on construit.

Ecouter mes besoins, prendre mon mal en patience…Suivre ma raison, suivre mon cœur…

Ai-je tout à gagner ? Vais-tout perdre ?

Tu ne connais pas mes angoisses, tu ne les entends pas.

Je t’aime, je suis profondément liée à toi.

Conclusion 2017

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 11:17

Et voilà, j’ai touché le point de rupture.

Encore une relation coûteuse en énergie destructrice,

Et celle-ci n’a pas été des moindres.

Avec lui, j’ai vécu quelque chose de totalement différent.

J’en souffre encore mais cette relation a été salvatrice.

Il faut vraiment toucher le fond, prendre conscience qu’on ne l’avait pas réalisé,

Mais oui, cette personne reflétait en moi, ce que je ne supportai pas.

Je n’arrive pas à avoir de conclusion exacte pour tout ce qui s’est passé.

Une année tellement déroutante et intense en douleur.

Il y a eu des moments, non joyeuses mais intenses,

Des moments de sensation de fusion, de bulle de confort.

Une prison dorée, qui miroitait des réflets de paradis,

Bien qu’au fond de moi, je sentais que je m’échappais.

Avec lui, j’ai fait des choses que jamais je n’ai voulu faire,

Que jamais je n’aurais supporté faire, je me suis dégoutée moi-même,

Je ne me reconnais plus. Il m’a envoutée, il m’a enveloppée, il m’a embrouillée ;

En toute conscience je le sentais, je le percevais.

Je me débattais contre moi-même, je me débattais en silence contre lui.

Je n’ai pas été honnête avec moi, j’ai voulu encore dépasser mes limites.

Je ne les ai juste ajamais posées et lui, sentais cette faille dans laquelle s’engouffrer.

Dans cette relation, il y avait deux Audrey,

La vraie, cachée sous une couche de manipulation et d’endormissement.

Tout ceci, très progressivement. La sensibilité est conseillère mais elle peut aussi se tromper de route.

On sent la souffrance, de l’autre, on la comprend, on essaie de l’apaiser, de l’effacer.

Cette douleur feinte.

Ils savent que nous souffrons de les voir souffrir,

Et ils jubilent de nous voir souffrir,

Donc, ils sortent l’artillerie des reproches, de la culpabilisation, de la projections,

Et nous, on se jette dedans à corps perdu.

Notre petite voix, nous dit mille fois de partir.

Notre lucidité avons mainte fois dit bien fort, on doit arrêter,

L’amour, ce n’est pas se faire du mal.

Mais ils s’accrochent, ils insistent, ils te charment,

Les paroles de ce que tu veux entendre.

Car au fond de toi, tu aimes l’amour, tu aimes la confiance, tu aimes la partage.

Tu veux y croire, pour lui. Il était tellement sûr de nous.

Ce nous, c’était juste rien du tout.

Il me reste un sentiment de vide, de trahison et de peine.

Il n’y a aucunement en moi de colère, de rancune…

Je ne comprends pas comment on peut se laisser tant faire.

On est fort de caractère mais face à lui, la crainte, la peur,

Et on ne sent rend même pas compte.

Les mensonges, trop parfaits, qu’on arrive toujours pas à croire que tout ça n’était pas vrai.

Tellement d’intensité qu’on ne peut accepter qu’il ne sagissait qu’une histoire de possesion, d’emprise, de maitrise.

Il me noyait fermement la tête dans l’eau.

Je me noyais dans ses paroles, dans ses regards, dans ses gestes.

Tellement chaleureux, présent, collant.

Il s’es tintroduit dans ma vie.

N’a pas respecté mon intimité, ma personnalité, mon humanité.

Nous ne sommes que des objets.

Nous sommes des pierres précieuses d’amour, de sensibilité et d’ouverture.

Mais on nous frotte comme de pierres lisses comme pour faire un feu.

Nous allumer, nous regarder nous consumer, sans rien dire, sans rien faire.

Assouvir ce plaisir de faire souffrir.

Jouer avec le chaud et le froid.

La douceur et la violence,

L’écoute et l’agressivité,

La franchise et le mensonge,

Les reproches et les retournements de situation.

Il nous volent nous qualités humaines et se les attribuent,

Et nous renvoient en pleine figure leur propre défaut.

Toute cette histoire ressort du surnaturel, et je l’ai bien vécue.

Je sais que j’ai beaucoup plus souffert que j’en ai l’impression, mais consciemment je ne ressens pas ce poison.

Il m’a ensorcelée, lui, qui en rien ne me correspondait.

La partie raisonnée et lucide de moi-même le savait fort bien,

Le côté émotif et fragile ne pouvait l’accepter.

Comment feindre autant d’amour, pour ensuite te désarçonner.

Il n’y est pas arrivé, il ne m’a pas eu.

Ma résistance à la douleur a eu raison de moi pendant un an et deux mois.

Comment peut-on être si fort et si faible à la fois.

J’étais comme une proix, au cerveau embrouillé.

Cette sensation de nuage dans ma tête quand il me martelait de ses mots enjoleurs ou inquisiteurs.

Je me suis éloignée de moi, je me suis fuis, je me suis testée.

Oui, je suis belle et bien capable de me nuire, de m’oublier, de m’annuler.

L’issus a été la violence physique corrélée à la violence psychologique.

Un cocktail explosif qui est surgit peu en peu, en douceur, tel l’eau qui fuit d’un robinet,

Pour au final, jaillir comme un volcan, sans prévenir,

A en te décontenancer et de désarçonner totalement de toi-même.

Le masque est tombé, quand il a senti qu’il ne pouvait plus me contrôler.

Il ne s’agissait pas d’histoire de respect,  de blessure ou d’amour,

Seulement un enfant tyrannique, qui perdait son jouet préféré.

Je remercie cette homme pour tout ce qu’il m’a fait,

Je suis encore bien heurtée,

Il m’a fait découvert la peur de hommes, choses que je ne ressentais pas.

Ceci est un mal pour un bien.

Grâce à cela, j’ai touché mes limites, j’ai touché l’inacceptable.

Cela a été la touche finale d’un processus de répération et de construction.

J’ai compris tellement de choses,

Je ne vivais pas pour moi, j’avais un regard onné sur l’amour, sur la vie.

Je commence un nouveau cycle de vie, à 30 ans.

Je suis rééllement transformée et je ne peux que m’en remercier.

J’accepte tout ce que j’ai vécu,

Il faut parfois souffrir jusqu’au bout pour aller jusqu’au bout de nous-même,

Et construire son identité propre.

Ëtre intelligent et hypersensible est très difficile à vivre.

On fait un travail que d’autres ne font pas, on traverse des choses que d’autres ne vivent pas,

Mais on gagne tellement de choses, on a un rôle à part dans ce monde, on est là pour apporter quelque chose au monde,

Mais tout cela passe d’abord par l’amour de soi-même.

Je retrouve les mots de l’écriture, chose qui fait tant partie de ma vie,

Mais qui n’arrivait plus à s’exprimer avec lui, comme out ce qui émanait de moi d’ailleurs.

Un zombi, qui mettait un pied devant l’autre, sans savoir où aller.

La chaos a le pouvoir de restructurer,

Merci la vie, merci l’expérience, il n’ya rien de plus merveilleux que d’apprendre et évoluer.

Nous avons tous une force en nous, des capacités très développées, il suffit juste de leur prmettre de s’exprimer.

Nous avons tous un mot à dire sur cette terre, et une place définie, aussi éphémère soit-elle.

Nous sommes de passage, alors autant essayer d’être heureux, en s’entourant de gens positifs et sains.

 

 

 

01/02/2017

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 11:10

Partir et souffrir,

Se retrouver, se recentrer,

S’affronter, se défier…

Une prise de conscience, en puissance.

Si tout n’allait pas, cela venait de moi.

A force, de tout accepter,

A force de vouloir plaire,

Pour finir, on se perd.

Je n’avais rien compris,

Je voulais que cela marche à tout prix,

Jusqu’à perdre toute envie,

Jusqu’à perdre qui je suis.

Une liberté retrouvée,

qui laisse place à un vide,

Un gouffre émotionnel salvateur,

Il faut tout raser avant de tout reconstruire.

Un regard neuf, et sublimer ses blessures…

Accepter et dompter ce manque d’amour.

L’amour de soi est indispensable,

Mais pour moi ce n’était pas pensable.

Comment l’entendre, comment le comprendre,

Je n’avais rien compris, je n’étais pas qui je suis.

A vouloir trop bien faire, on fait semblant,

A vouloir être aimée, on met un masque d’amour.

Cet amour était là, mais pas si véritable.

Il était conditionnel, il était fait de tant d’attente.

Ma démarche était bienveillante,

Ma démarche n’était pas moi.

Elle n’était que le reflet d’une souffrance.

Une souffrance tant enfouie, tant cachée.

On sait trop bien se mentir soi-même, Quand on veut avancer.

Une mécanisme de défense superficiel et incomplet.

Je ne l’ai juste pas encore rencontré.

Il va falloir avant que je vive pleinement ma solitude.

Je la connais tant bien, je sais vivre avec…

Ce que je dois apprendre, c’est m’aider,

C’est me respecter et me limiter.

Sans cela, j’irai toujours dans la même direction,

La mauvaise, sans cesse…

Etre heureux, cela demande avant tout de la lucidité et de l’honnêteté envers sois-même.

Les bonnes réponses sont en nous, il faut juste savoir observer et écouter.

Prendre le temps de respirer, avant de décider.

Prendre le temps de respirer et apprendre le temps de vivre.

Vivre en aimant ce qu’on fait, afin d’aimer ce qu’on est.

De bonnes paroles maîtrisées, pour cacher une si grande fragilité.

Je suis loin d’être parfaite, je suis loin d’être aimable,

mais j’essaie d’être aimante, bienveillante et authentique.

Et surtout à présent, je vais me faire passer avant tout,

Ce n’est pas de l’égoïsme mais de la préservation.

Sait aller loin, celui qui sait se ménager.

La passion, le sacrifice et le don de soi, c’est une imposture,

On serait prêt à se damner pour montrer aux yeux de tous,

Qu’on est valable d’être aimé.

Mamie ( 16/10/2016)

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 11:07

Mamie,

 

 

Ton petit cœur s’est arrêté, tu nous as quitté.

Tu nous as laissé le temps de t’accompagner dans ce chemin,

Tu nous as laissé le temps, à tous, de pouvoir te dire au revoir, de te dire qu’on t’aimait.

Merci d’être tout simplement toi, tu es le fruit de ce que nous sommes.

Tu as été une grand-mère aimante, attentionnée, impliquée, tu aimais profondément ta famille.

Tous, nous avions une jolie place dans ton cœur. Chacun avait sa propre place, tous étions importants à ton bien-être.

Ce cœur si fragile, ton cœur était pourtant si grand.

Tu es la personne la plus sensible que j’ai connue, touchée par tout ce qui t’entourait.

D‘une gentillesse inégalable, d’un tel respect pour les autres.

On ne pouvait que t’aimer.

Je n’ai que le regard de ta petite fille, qui venait te voir le dimanche de temps en temps,

Je me souviens quand on parlait toutes les deux, de la famille, de ton enfance, de ton vécu…

Je me dis que ce n’est pas assez, j’aurais dû en profiter plus tôt, plus souvent.

Toi, pourtant, tu recevais avec grand plaisir et avec bonheur, le peu qu’on pouvait t’offrir.

Jamais dans le jugement, toujours avec le sourire.

Mamie, je garde en souvenir, ce dernier regard que tu m’as donné et ce grand sourire, quand je t’ai quitté et que je t’ai dit à bientôt…

J‘ai vu dans tes yeux l’amour, l’attachement, la tristesse, un aurevoir mais aussi la sérénité.

Je me suis sentie mal de te quitter.

Je suis heureuse que tu ais été si entourée malgré la douleur de te perdre.

Je sais que tu nous regarde et que tu es si fière de nous tous.

Je garde en modèle ta bienveillance, ton authenticité et ta pudeur.

Tu es une grande dame, qui de par ta force de caractère, a su créer, seule, une grande famille.

Je t’aime mamie. Libère toi, Repose en paix, ton petit cœur était si fatigué.

 

A coeur croisé ( 23/03/2015)

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 11:06

A cœur croisé

 

Tu aimes ? Tu vis ?

Tu respires ? Tu vibres ?

Où es-tu ? Où vas-tu ?

Qui-es tu ? Le sais-tu ?

Tu as si peur…Tu sembles si fatigué…

Comment t’aider chéri ?

Je ne sais pas ce qui nous réunis, je ne sais pas ce que je t’apporte…

Je te sens si malheureux, je nous sens si éloignés…

Je me sens perdue, je me suis noyée dans tes silences.

Comment t’aborder ? Comment te toucher ?

Je n’ai pas trouvé la clé pour résoudre tes mystères…

Les « moi, aussi » ne révèlent personne.

Tes regards éloignés ont glacé mon cœur.

Mes élans sont freinés par ta peur.

Ma peur éveillée par ta fuite.

Notre histoire n’est pas le reflet de nos désirs…

Quant est-il de ce désir ? Inhibé par cette complicité complexée et chuchotée ?

Tu ne comprends pas ma langue…J’essaie de déchiffrer tes codes étouffés.

Tu restes enfermé dans ton monde et je n’y suis pas invitée…

Nos deux mondes séparés, juste à côté…

Je cherche le vaisseau assez puissant pour te rejoindre.

Rejoindre ton cœur qui est si loin, comme éteint.

Tu n’écoutes pas ma poésie, elle t’est peut-être trop pesante…

J’aimerais être heureuse avec toi, faudrait-il que tu m’accordes ce droit…

Le droit de pénétrer et de résider dans l’âme de ton cœur.

Où es-tu ? dis-le moi, j’ai peur de te perdre…

Peur de partir loin, après avoir maintes fois essayé de te connecter à mon monde.

Mon monde est chaleureux, pétillant et sans danger.

Regarde-moi, écoute moi, aime-moi.

Je suis là pour toi et j’aimerais exister en toi, tout autant que je vibre d’un nous…avec toi.

Chéri, je suis désolée, je commence à me bloquer, à me fermer, à me protéger.

J’ai besoin de vibrer, si tu ne veux pas t’élancer vers moi pour continuer, je vais avancer sans me retourner…

Pourquoi notre nous est si triste, s’il te plaît, n’éteint pas mon soleil, il est assez puissant pour t’illuminer aussi.

Désires-tu, tant, in fine, marcher seul pour agir ainsi…

Tout est si vide, je me sens éteinte sous ton regard.

 

 

 

 

 

 

Inspiration rêve 19/06/2015

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 10:57

 

 

Ses yeux

 

Un couple paisible se rend au centre commercial pour faire des courses: acheter des ingrédients pour faire des crêpes et une bouteille de vin.

Tous deux flânent de rayon en rayon; et suite au passage en caisse, ils se baladent dans la zone commerciale avant de rentrer chez eux. Une exposition d’une nouvelle console de jeu 3D capte l’attention d’Adam. Il décide d’attendre patiemment de faire un essai. Puis, il va finalement traverser l’allée pour se rendre aux toilettes. Pendant ce temps, Estelle, l’attend, appuyée contre la devanture d’une boutique, le sac de courses à la main et observa les passants d’un regard absent.

Soudain, l’atmosphère change, Estelle sentit une tension. Les gens d’en face, obnubilés par cette exposition High-Tech, se tournèrent brusquement et se figèrent comme des piquets, en fixant face à eux quelque chose.

Estelle tourne également la tête sur sa gauche et vit arriver un homme, d’un style intemporel, la démarche assurée, qui dégage un certain flegme et une bonne dose d’autorité douce à la fois.

Le silence s’installe. Adam n’est toujours pas revenu, Estelle s’inquiète tout de suite pour lui, tout en restant figée contre la vitrine. Elle se dit que cet homme vient, d’où Adam s’était dirigé il y a dix minutes. Elle se dit intérieurement avec crainte, tout en ne comprenant pas sa pensée, qu’il a peut-être croisé le chemin de cet homme.

 

Cet homme est suivi de quelques mètres d’un homme d’une allure athlétique, grand brun, de grands yeux sombres. Le genre d’homme à plaire à beaucoup de femmes.

Puis, elle aperçut deux ou trois hommes plus âgés. Ils sont comme postés dans chaque recoin de la scène et semblent amusés avec une certaine désinvolture dans leur attitude.

 

Cette grande place, à la sortie de l’hypermarché,  est entourée par diverses boutiques de chaque côté, où défile habituellement un couloir de passants, puis, au centre de celle-ci, plusieurs stands d’exposition, exhibent de nouvelles marques tendance d’une boisson, présentent la nouvelle gamme de Lexus, proposent  des séjours low-cost et cette nouvelle et fameuse console de jeu la «Itouch» qui attire tel le trésor le plus recherché, tous les espèces de sexe masculin. Au grand désarroi de toutes leurs jolies compagnes; et au grand désarroi d’Estelle, qui aurait préféré éviter cette scène qu’elle vit à l’instant. Cette sensation de danger, cette sensation que tout va déraper à partir de maintenant, et Adam qui est beaucoup trop loin d’elle et depuis trop longtemps. Le temps s’est comme figé.

 

L’homme qui est apparu sur la place en question se mit à parler avec un sourire en coin: «bonjour à tous, excellente journée ensoleillée, n’est-ce pas?». Le silence s’intensifie. Il ne sembla regarder personne en particulier, tout en ayant une vision d’ensemble bien détaillée.

Estelle ne comprend pas cet événement irréaliste. Qui peut avoir un tel charisme capable de faire cesser toute activité dans un lieu public? «Adam ne revient toujours pas» se dit-elle. Elle ne pu avoir le temps de prendre la décision d’aller le chercher car tout s’enchaîne brutalement dans ce calme trop plat.

 

L’homme, toujours debout et fier face à toute cette foule, pointa le doigt sur homme d’une trentaine d’année, un peu bedonnant, le visage plein et de taille moyenne.

«Vous, là. Venez, avancez-vous?!» dit-il avec douceur. La femme toute frêle qui lui tient la main,la serra encore plus fort, et lui souffla à l’oreille avec supplice de ne pas y aller, de ne pas s’avancer en plein milieu de l’allée. Celui-ci lâche la main de sa compagne et se dirige vers l’homme comme résigné, le regard baissé.

La foule reste immobile, personne ne bouge, personne ne parle, comme à la merci de cet homme étrange. Estelle semble intérieurement révoltée mais elle sentit comme une force l’empêchant d’intervenir, l’empêchant d’agir, l’empêchant tout simplement de bouger. Son cerveau est en ébullition.

 

Le rondouillard est maintenant à  30 cm de l’homme. Ce dernier lui attrapa la nuque d’une main ferme et sembla lui souffler quelque chose à l’oreille. La tension palpable monta d’un cran.

Il le lâche délicatement, tout en l’invitant de sa puissante main à s’avancer vers le groupe de personne, où se trouve sa femme. On vit ses yeux rouges et humides, une émotion trop contenue pour ne pas être forte et il se mit à parler d’une voix tremblotante:

«Céline, sale gourdasse, tu ne voix pas que tu n’es qu’une distraction faute de mieux, tu me colles au basques et tu m’étouffes, avec ton gros cul flasque. Je ne t’aime pas et tu es trop conne pour le voir. Merci à ton papa pour tout ce qu’il m’a offert. Ton vieux mourant, trop lâche pour te parler de son cancer…». On entendit des ricanements étouffés provenant des «disciples» de l’homme.

Tout le monde fut surpris, qu’est-ce qu’il prend à cet homme? Pourquoi dire ça? Devant cette foule d’inconnu, dire ça à la demande d’un étranger…

 

Estelle perdit patience, pense à Adam absent depuis une demi-heure. Complètement décontenancée devant ce qu’elle entendit, elle sentit une larme lui monter.

La jeune femme du rondouillard, pleura au sanglots, et accoure dans les bras de son homme qui fixe ses pieds, en lui disant, ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai, pourquoi dis-tu cela…je t’aim…Un coup retentit et la fille sentit quelque chose de chaud entre elle et son époux, celui-ci s’écroula, ce qui la fit tomber aussi.

Elle hurla, elle hurla…Elle s’adresse à l’homme: «pourquoi, pourquoi…lui avoir tiré dessus? Qui êtes-vous? Que voulez-vous? Vous êtes le diable!!! Puis, elle s’effondre de tout son corps sur son époux étalé sur le sol, en pleurant, criant, suffoquant de douleur. Personne n’intervient, personne ne la lève, personne ne la pris dans ses bras.

 

Estelle a poussé un cris quand le coup de feu a été tiré . Elle a essayé d’étouffer son élan de ses deux mains, trop tard, l’homme la vit, lui a jeté une bref regard d’une seconde à peine, elle a senti que c’était foutu pour elle.

Un des disciples tira le cadavre pas les pieds, tendit qu’une autre attrape la jeune femme frêle à bout de force pour qu’elle lâche le corps. Elle voulu se débattre, elle ne pu. Puis, une fois son homme traîné sur le sol, le second disciple la propulsa sur le sol. Elle se sentit mourir de souffrance, à trop avoir crié, elle reste étendue sur le bitume ; prostrée. Personne ne bouge, personne ne parle, personne ne respire, ni même les plus gaillards de la foule.

 

Celui qui a tiré n’est pas l’homme, le coup semble être parti de nul part, personne n’a rien vu, tellement captivé par cette scène de désolation. Personne ne su si la victime fut obligée de dire ces paroles erronées ou si il y a une part de vérité. Là, réside la perversité de cet homme, il semble avoir un pouvoir sur les autres, sans qu’on ne puisse expliquer pourquoi. La jeune veuve ressent une double douleur, celle de la perte brutale de son homme et celle du doute qui vient s’immiscer en elle. Pourquoi ces révélations, elle doit sûrement s’accrocher à l’idée que tout ça est faux, tout en restant assise par terre, observant avec un peu trop d’insistance le sol, traumatisée, figée.

 

«Messieurs, mesdames, veuillez-ne pas vous méprendre, il ne s’agit aucunement d’une affaire personnelle. Tout va bien se passer si vous coopérez sans résistance.»

Mais que veut dire tout ça, à quoi ça rime? Se dit Estelle: Je dois rêver, ce n’est pas possible, ramenez-moi dans la réalité, je délire…

Elle vit tout le monde, tête baissée, ne répondant rien, ne bougeant toujours pas.

Cette scène interminable rappelle à Estelle qu’Adam n’est toujours pas revenu.

Que fait-il? Il s’est enfui? Il se cache, il lui est arrivé quelque chose? Elle sentit la panique monter en elle, elle lutte pour la contrôler, à présent assise au sol, toujours contre la vitrine. Cela semble tellement plus facile pour tous ces gens en face d’elle se dit-elle: «Ressentent-ils la même chose que moi? Maîtrisent-ils mieux leurs émotions? Sont-ils possédés?».

 

L’apollon qui accompagne l’homme a assisté à toute la scène, sans bouger, il est positionné a à peine  3 mètres d’Estelle. Il ne laisse transparaître aucune émotion mais il ne semble pas dégager la même attitude que les autres disciples, qui eux, semblent s’amuser de la situation.

L’homme, lui, semble se sentir tel le chef d’orchestre qui joue aux marionnettes avec tous ces inconnus, là, en plein milieu de la zone commerciale.

L’homme déclare soudain: «bon, fini les présentations, on va pas résider plus longtemps ici…»

Les disciples se rapprochent et entourent tout ce groupe de clients, avoisinant environ 150 personnes. Puis, semblent montrer une direction, tout le monde suit, tel un groupe de ruminants, escortés par ces 4 hommes. Aucune réaction de leur part, ils suivent, tels de futures victimes de la shoah, impuissants et résignés.

 

Estelle est toujours collée, dos à la vitrine de la boutique de fleur, ses courses étendues à ses pieds. Attendant que la scène passe, attendant de se réveiller dans son lit, à côté d’Adam.

Soudain, l’homme s’adresse au beau jeune homme impassible: «Michael! Celle-là a l’air de beaucoup de plaire, amène-là avec toi et fais en ce que tu en veux mon grand!».

Le jeune homme s’exécute, et s’avance vers elle. Estelle lui crache: « ne me touchez-pas, espèce de   malade mental!!», et elle le repousse de toute ses forces. Il ne bougea pas d’un iota, un rapide sourire au lèvres, puis son visage se ferma: « avance, et ne t’avise plus à me toucher ma petite, tu vas le regretter, et il lui empoigne le bras d’une telle force, qu’elle ne peut faire autrement que le suivre. Tout en marchant, elle essaie de résister et elle regarde en arrière, en voyant la jeune femme, seule, au milieu de cette place. L’homme semble se diriger vers l’éplorée. Estelle regarde derrière elle, en cherchant désespérément Adam qui ne sera jamais revenu.

 

 

 

Go !!! (24/02/2015)

Classé dans : Non classé — 7 février, 2017 @ 10:52

Ne pense plus, agis…

Fais ce que tu as envie de faire à l’instant.

Accueille chaque jour et tous les jours.

La vie est toujours faite de demain.

Profiter chaque minute comme si c’était les derniers instants.

Faire une chose qu’on aime.

Faire une chose importante.

Faire une chose qui t’apporte.

Un seul angle de vue détermine la suite.

Elargis ta vision pour décupler tes possibilités.

Ne pas rester fixe, ne pas rester figer.

Mettre son esprit en mouvement,

il ne doit pas tourner en rond.

Les boucles infernales ne cessent que si on le souhaite.

Piège trop tentant, réconfortant, bien que flippant.

La complexité est partout, à toi de la simplifier.

Faire le tri entre le nécessaire et le superflux.

Trop de besoin, crée le manque.

Le manque ne se comble qu’avec notre force intérieure.

Ne pas être dans la demande, et ne rien attendre.

Aller au devant de ce qu’on souhaite mais ne jamais attendre.

Le temps perdu ne revient jamais.

Saisir dès à présent ce présent et ne pas en perdre une miette.

Croquer chaque jour à pleine dent et oublier les querelles.

Esprit libre et serein, loin de tous cet incertain.

Trop de questions provoque le déficit des réponses.

Manquer de réponses provoque le doute.

Et le doute, tourmente encore et encore…

Jusqu’à trouver sa persuasion, jusqu’à la provoquer.

Repose tes pensées, repose ton corps.

Exorcise toi de toute cette fumée épaisse et étouffante qu’est la rumination.

Ouvre les yeux, tend tes oreilles, ouvre tes bras et élargis ton sourire.

Dans tous les cas, il y a toujours pire.

Et même dans le pire, creuser et débusquer le meilleur…

qui te fera remonter, qui t’aidera à résister, à supporter, puis à accepter.

Les pensées conditionnent nos agissement,

Nos actes conditionnent ce que nous sommes.

Une pensée positive, pour un acte positif afin de devenir une personne positive.

Fais le pour toi, et essentiellement pour toi.

Les lauriers que tu en récolteras, profiteront à ceux qui t’entourent.

Sois fort, sois le plus fort, lève ta tête, élève tes desseins et tout suivra encore plus haut.

Quand tout va bien, quand tout est à faire…

Tout dépend de toi…

Profite en pour t’écouter et avancer.

Cela te permettra d’être armé face aux difficultés.

Ne te met surtout pas de barrière, toi seul est la clé.

Tout est possible dans la vie, quand on a un moral d’acier.

Fonce, en agissant, les choses ne pourront qu’évoluer.

Peu importe les erreurs de trajectoires,

L’important est de vivre, se tromper et se corriger.

Fier de soi, fier de ce qu’on a appris, de ce qu’on a fait afin de ne pas regretter sa vie.

Le temps passe vite, les mauvais moments aussi…Mais les bons moments ne dépendent que de toi.

La vie en main

Classé dans : Non classé — 15 décembre, 2014 @ 8:10

Un retour sur soi incessant,

La maitrise des émotions à présent.

La volonté de s’émanciper de tous ces démons.

Un nouvel esprit pour une nouvelle vie positive et féconde.

La détermination pour tendre à la douceur de vivre.

Une main tendue pour y arriver.

Seule, c’est trop compliqué.

Quand on a passé sa vie à gamberger,

Le bocal de mon esprit a fini par se fissurer.

Respire, laisse faire, regarde et souris.

Un seule angle de perception peut déterminer toute une vie.

A vouloir s’entêter dans une direction, on en oublie la vue d’ensemble.

Tant d’années à chercher, réfléchir et à analyser.

La maturité pour agir, pour vouloir changer.

Casser un schéma, le schéma de la fatalité.

Arrête, laisse filer le temps paisiblement et saisis les bons moments.

Ceux qui sont guidés par ton envie et tes objectifs.

Bouge, danse, extériorise, vis.

Tant de possibilités et d’aptitudes endormies.

Il est l’heure de regarder le présent en face et de le défier.

Ce que je veux, ce qu’il faut entreprendre et les résultats attendus.

Rêver c’est beau…mais la vie défile trop vite.

Assez de suivre ses illusions infondées et subies.

Entreprends, crées, produis.

Tu es au coeur du carrefour de ta vie.

Tu as assez vécu pour avoir découvert et expérimenté,

Tu es bien trop jeune pour les regrets,

Tu es en âge d’agir et d’obtenir ce que tu souhaites par dessus tout.

N’ai pas peur, tu connais ton potentiel,

Alors, n’hésites plus, et montre aux yeux de tous ta véritable valeur.

La bonté de ton âme et la chaleur de ton coeur.

Sans jamais avoir honte, sans jamais hésiter.

Tu es le résultats de ce que tu crois et de ce que tu fais.

Tout garder 3092014

Classé dans : Non classé — 22 septembre, 2014 @ 4:49

Cette douleur béante resurgit,

Progressivement cette pesanteur au coeur s’aggrandit,

Je n’ai trop connu cette douloureuse sensation,

Ce vide en soi, cet éloignement.

Je ne sais comment agir, je ne fais que réfléchir.

Pourquoi ne puis-je avoir la paix ?

Un coeur rempli et à la fois léger.

Quand il vibre, il saigne.

Je ne sais aimer autrement.

Les sentiments sont synonymes de souffrance.

Je fais tout ce que je peux pour contrôler,

Maitriser ses pensées anarchiquement destructrices.

Je me sens abandonnée, je me sens oubliée.

Pourquoi les hommes sont-ils au début si exaltés,

Et lorsque la relation évolue, ils me semblent lassés.

Je ne sais pas ce que je dois changer et corriger.

Avec lui, impossible de connaître ses pensées.

Il est tellement doux, attentionné mais aussi si indifférent et distrait.

Les jours passent et deviennent progressivement difficiles à passer,

Je deviens si triste et je me surprends à pleurer.

Entends le cri de mon silence…

Entends les demandes de mes absences.

Regarde la profondeur de mon regard,

Regarde mon sourire de plus en plus absent.

Tu ne remarques rien, tu es bien.

Moi ça ne me suffit plus, j’attendais autre chose.

De vivre ce que tu m’avais décrit…

Notre relation intense, fusionnelle et si particulière.

A tes yeux, je me vois agréable mais fade, sans plus mais sympa…

Pourquoi je ressens cela, si ce n’est pas le cas.

Vis, vibre, élance toi vers moi, je veux te voir sourire, je veux voir ton élan de vie.

Je n’ai pas la sensation d’égayer tes journées et ça me fait mal,

Je m’éteins semaine après semaines

Est-ce ainsi les passions des débuts d’une relation ?

Je m’attache et ça me fait peur.

Je ne veux plus souffrir et pourtant c’est ce que je vis…

Et toi, tu ne vois, tu n’entends rien, tu regardes ailleurs.

J’aimerais me confier, te parler de ma vie et partager ma complicité.

Mais je ne te sens pas présent pour ça, je suis là avec toi, c’est agréable, voilà tout.

Je me meurs dans cette fadeur, mon corps et mon coeur veulent danser.

J’ai peur de me figer et de ne plus rien donner.

 

25 août 2014…

Classé dans : Non classé — 22 septembre, 2014 @ 4:47

On s’est quitté après de super et simples moments encore. Il est parti de chez moi.

Quand c’est lui qui part ça me fait toujours ça.

Je me sens dépossédée, je me sens seule et abandonnée.

J’ai toujours du mal à retrouver mon quotidien.

Malgré mes efforts et les très bons moments passés ensemble, vivre une relation amoureuse me coûte.

Je me sens si vulnérable, touchée dans mon intimité, je recherche tant cette proximité avec lui, et j’ai envie de fuir à la fois.

Peur de me perdre, peur de m’oublier, peur de m’abandonner.

Cette sensation que je vais tomber et je ne vais plus arriver à remonter quand ça sera fini.

Je pense que je ne suis pas faite pour être avec quelqu’un.

Aucun homme ne pourrait me comprendre.

J’en demande énormément, sans rien dire.

Je vis dans mon idéal de vie, mon idéal d’amour. Je sais que cet homme n’existe pas.

L’Homme qui m’aimerait autant qu’il ne s’aime lui même.

J’ai conscience que ce que je dis n’est pas sain.

Ce que j’essaie de sous-entendre, c’est que j’ai peur. Peur de me tromper d’homme et m’en rendre compte quand je lui aurais tout donné et tout montré de moi.

J’ai peur qu’il se rende compte de ce que je vaux et de ce vide qui m’assaille.

Je me trouve tant négative sur ces paroles alors que je suis bien avec lui.

Il est tellement disponible, respectueux et adorable.

Mais quelque chose me dérange…

Est-ce réellement quelque chose qu’il y a chez lui?

Est-ce quelque chose que je recherche découvrir sur lui ?

Ou est-ce la peur de mes vieux et fidèles démons qui ne me quittent pas ?

Je sais qu’il n’est pas les autres, je sais qu’il n’est pas mon passé.

Mais pourquoi ça ne finirait pas pareil, après tout, puisque je suis toujours la même personne et que je n’ai fondamentalement pas changée.

J’ai envie de le découvrir plus, de le dévorer des yeux et de partager plein de choses avec lui.

Mais je le sens pas sûr, pas prêt ou pas pressé.

Est-il également emprunt de doutes ?

Je ne sais pas car je ne sais pas ce qu’il pense, ce qu’il ressent. Il est tellement hermétique et absent.

Sans reproches, je constate qu’il me regarde peu, qu’il n’est pas curieux de ce qui m’entoure et de ce que je suis.

Peut-être que je ne le suis pas plus. Il dit que je suis quelqu’un de facile à vivre et attentionnée.

Il a l’air d’accepter sans crainte la personne que je suis.

Il a des côtés à la fois rassurants et réconfortants. Et d’autres, où je le sens peu motivé et peu passionné.

Je suis également certaine qu’il se pose moins de questions que moi.

J’ai comme cette crainte de devenir insupportable pour me prouver et lui prouver que je ne suis pas digne d’amour.

Je peux apporter tellement à quelqu’un mais je n’arrive pas à me sentir en sécurité et assez importante pour en montrer plus.

Je ne vois pas à quoi je sers, ni ce que j’apporte.

Je le sens si peu intéressé par mon corps, même pour ça il est souvent trop fatigué.

Dois-je accepter les petits détails qui me gênent pour me concentrer sur l’essentiel et suivre mes sentiments naissants.

Ou dois-je écouter ces petites choses qui me gênent et que je suis coutumière à écraser et à oublier pour continuer.

Dois-t-on tout accepter sans concession ?

Dois-on vivre sans se poser de questions au risque de foncer droit dans un mur, encore.

Je ne suis peut-être toujours pas prête, peut-être que je ne le serais jamais ou peut-être faut -il seulement me rassurer…

Comme je le dis si bien, j’en ai marre de moi et je ne me sens pas plus valorisée à ses yeux.

Pourquoi je me pose toujours autant de questions…

Pourquoi ai-je des sentiments naissants ? Sont-ils véritables ? Comment savoir ce qu’il pense sans le brusquer.

Je sais que j’ai le temps et je ne suis pas forcément pressée…mais j’aimerai avoir la garantie que je ne vais pas souffrir car je refuse de souffrir et être abandonnée, je ne le supporterai plus.

Le mieux serait qu’il me quitte pour confirmer ce que je pense, ce que je crains…

J’aimerai qu’il me trouve belle, irrésistible, intelligente, amusante, intéressante et importante.

Je sais pourtant que ce n’est absolument pas le cas.

J’ai envie qu’on me laisse seule, loin des sentiments, pour vivre en sécurité, sans sensation et donc sans douleur. Et j’ai pourtant tellement besoin d’amour et tellement plaisir à en donner.

Même dans cet écrit, je vomis ce que je suis. J’aimerais être une autre personne, ne plus être moi.

J’ai tellement besoin d’un homme à qui je pourrais me confier et qui serait véritablement intéressé par tout ce qui me touche, je pense qu’il n’est pas celui-là.

Je me sens cruelle dans mes paroles mais je ne le sens pas prêt ou pas avec moi.

J’ai tellement peur de devenir insupportable et dépressive.

J’ai besoin de vie, j’ai besoin de joie, j’ai besoin de positif, j’ai besoin de sensation, j’ai besoin de me sentir importante et rayonnante. Je suis éteinte.

Je suis prête à tous les efforts et les sacrifices pour y arriver mais je ne sais pas quoi faire, ni comment faire.

Oubliez-moi. De toute façon, on m’oublie toujours… Et moi, je me souviens toujours, de tout !

 

 

Je me sens irrespectueuse dans ce que je dis.

Il m’apporte des petites choses qui me font du bien, qui me montrent qu’il m’apprécie.

Il me dit que « ce qui lui fait plaisir, est ce qui me fait plaisir », on ne m’a jamais dit ça.

Il est venu voir avec moi un film à l’eau de rose, on s’est tenu la main presque toute la séance.

Il est satisfait de ce qu’il reçoit et ne demande rien de plus.

Il est toujours à me demander des câlins et quand on va se revoir.

Il y a des choses qui montrent qu’il est bien avec moi…

Mes angoisses me font voir, raisonner et parler à l’envers.

Je vois des chose que j’interprète, que j’imagine, des choses que j’attends qui vont ou pas se produire…Cette partie de moi gâche mon coeur fragile et risqueront de gâcher ma relation si je ne me contrôle pas.

J’angoisse car d’après-moi, il me regarde peu, me pose peu de questions et ne me saute pas dessus pour faire l’amour et ne m’embrasse pas toutes les 5 minutes. Il m’en faut si peu pour me sentir si seule. Je suis désolée de tout ce que je dis et désolée de qui je suis. Peur d’être abandonnée pour une autre tellement mieux, ce qui est souvent arrivé.

La manque de confiance en soi est un fléau. Il gâche une vie professionnelle, amoureuse et familiale. Il gâche notre vie et le fondement de ce que nous sommes.

J’en ai marre de ressentir cet abandonnisme et de le provoquer. Je me sens même coupable de mes relations passées. Culpabiliser n’a jamais aidé personne à progresser et à évoluer mais seulement à souffrir dans son coin.

 

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